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blade-runnerBlade Runner est un film américain de science-fiction, réalisé par Ridley Scott et sorti en 1982. Son scénario s’inspire du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?) écrit en 1966 par Philip K. Dick, à qui le film est dédié.

Le développement du projet, ainsi que le tournage du film, sont difficiles. Les producteurs, peu satisfaits de la version du réalisateur, opèrent quelques changements, modifiant notamment la fin du film. À sa sortie, le film est un échec commercial, particulièrement aux États-Unis, et est accueilli durement par la critique. Il remporte néanmoins trois BAFTA Awards ainsi que le prix Hugo.

La réputation du film s’améliore avec les années et quand une version director’s cut, approuvée par Ridley Scott, sort en 1992. Cette version instaure plus clairement le doute sur l’identité réelle de Deckard et renforce donc la thématique principale du film qui est un questionnement sur l’humanité. Le style visuel du film et son ambiance néo-noire en font une référence de la science-fiction et plus particulièrement du mouvement cyberpunk. Il est considéré comme un film majeur de l’histoire du cinéma et nombre d’autres films, de séries télévisées et de jeux vidéo s’en sont inspirés. Une version restaurée, baptisée final cut, sort en 2007.

Ridley Scott parvient à créer un look d’une richesse et d’une crédibilité sans pareil. A sa sortie en 1982, le réalisateur avait dix ans d’avance. Pour preuve l’échec commercial du film à l’époque, alors qu’aujourd’hui il est salué comme un chef d’œuvre. Blade Runner restera, à mon avis, un des plus beaux films de l’histoire du cinéma, sur le fond comme sur la forme. D’une étrange poésie, à l’image de la mort de Batty et de ses dernières paroles, sous une pluie battante, après avoir sauvé Deckard:

“J’ai vu tant de choses que vous humains, ne pourriez pas croire. J’ai vu de grands navires en feu surgissant de l’épaule d’Orion. J’ai vu des rayons fabuleux, des rayons C, briller dans l’ombre de la porte de Tannhauser. Tous ces moments se perdront dans l’oubli, comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir.”
Et, dans la 1ère version du film, alors que l’androïde s’éteint lentement, libérant la colombe qu’il retenait dans ses mains, on entend Deckard en voix-off :

“Peut-être qu’en ces derniers instants il a aimé la vie plus que jamais. Pas seulement sa vie, celle des autres, la mienne…”

À redécouvrir en Blu-ray

 

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