Nikon D2x l’objet du désire même en 2017

Quand Nikon a lancé son reflex numérique professionnel, le D2h vers la fin 2003, j’avais fortement apprécié son châssis très pro, ses fonctionnalités et son incroyable cadence de 8 images par seconde. Mais mon enthousiasme s’est calmé quand j’ai vu son modeste capteur de 4,1 Mp et d’une façon plus générale de la qualité d’image surtout que le D1x donnait une qualité juste génial il faut le dire…

Musique Laurent Voulzy

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Les Nikonistes qui sont restés chez Nikon par habitude, fidélité ou à cause de leur gamme d’optiques peuvent respirer : le D2x donne encore aujourd’hui le meilleur de lui-même avec… 12,4 Mp. pour un prix d’occasion sur le marché Suisse d’environ 600.- pour un bel exemplaire…

Le D2x, à l’image des D1x et des D2h est superbement construit, prêt à faire face aux conditions de prise de vue les plus dures. Le D2x est construit autour d’un châssis en acier et a un boîtier moulé en alliage durable en magnésium. Il possède des joints pour résister à l’eau (de pluie) et à la poussière. Mais avant tout c’est un boîtier bien équilibré, dont le revêtement caoutchouté permet une prise en main facile, que ce soit en prise de vue horizontale ou verticale, je dirais même qu’il est également pour des mains féminines…

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La mise sous tension est réalisée en moins de 2 secondes et la parallaxe temps est très faible. Les vitesses d’obturation vont de 30 à 1/8000ème de seconde, la vitesse de synchro flash est de 1/250ème de seconde et le D2x est compatible avec les flashs les plus récents de l’excellent système i-TTL, tels les SB-800 et SB-600.

Au dos du Nikon D2x se trouve un écran TFT-LCD de 2,5 pouces de 235 000 pixels qui faisait déjà l’envie des Canonistes lors du lancement du D2h. Les menus sont faciles à utiliser et les informations sont bien lisibles. Les histogrammes en 3 couleurs sont là pour confirmer l’exposition. De nombreux boutons de contrôle autour de l’écran LCD ainsi qu’une molette à 8 positions vous permettent de naviguer dans le menu.

Sur la semelle du boîtier, à côté de l’écrou de pied se trouve le connecteur pour le transmetteur sans fil WT-1/1A (IEEE802.11b) ou le plus rapide WT-2/2A (IEEE802.11b/g). Une fois que vous avez acquis l’un de ces deux systèmes et le logiciel (toujours optionnel !) Capture 4.2, vous pouvez envoyer des images et des sons directement du D2x vers un PC équipé d’une carte sans fil IEEE802.11b ou g ou vers un Apple intégrant une carte Airport. En plus, vous pouvez contrôler et réaliser des prises de vue à partir d’un ordinateur équipé du logiciel Capture. Superbe !

Savannah

Le Nikon D2x partage également avec le D2h les systèmes de mise au point et de mesure de l’exposition. L’AF est maîtrisé par le module Multi-CAM 2000, qui intègre 11 capteurs AF sélectionnantes et 9 d’entre eux sont en forme de croix (avec quelques légers chevauchements) et 2 sont verticaux. Ces derniers sont situés sur les bords droits et gauches. Ce système d’autofocus est parmi les plus rapides et les plus précis que j’aie été amené à tester.

Le viseur est également parmi les meilleurs du marché avec une couverture de 97% et un grossissement de 0,86X.

Voici ce qu’a donné mon test du 12 novembre 2013 dans la forêt du millénaire: Pour voir les originaux, cliquer sur l’image puis en bas à droite, cliquer sur la définition 4288 x 2848 en full elles sont en Jpeg issues directement du logiciel NX2 du fichier RAW en 400 Iso du D2x et en 12 mégapixels 🙂 mais je ferai prochainement d’autres photos…

Au niveau de la qualité d’image: Très peu de bruit entre 100 et 400 iso et un bruit tout à fait maîtrisé jusqu’à 800 iso. Une excellente résolution, et un superbe rendu des couleurs. Les zones d’ombre de hautes lumières sont bien rendues et conservent leurs détails, y compris en jpeg. Le système de mesure de la lumière donne de très bons résultats ainsi que la balance du blanc.

Cette qualité d’image peut être attribuée directement à son capteur CMOS de 12,4 Mp, le premier capteur CMOS jamais utilisé dans un Nikon. Avec une taille de 23,7×15, 7mm, ce capteur est de la même taille que le capteur de 4,1 Mp du D2h et donne au boîtier un coefficient de 1,5x en équivalence 35mm. Ceci est à la fois un avantage et un inconvénient mais ce n’est pas là l’objet du test.

Le Nikon D2x est du coup compatible aussi bien avec les optiques Nikkor DX que celles des gammes Nikon G et D. Le capteur est un 12 bits par couleur et les données sont stockées dans le format Nikon NEF (RAW). Les autres formats sont le JPEG, TIFF-RGB et NEF+JPEG. Le fait d’utiliser un capteur CMOS plutôt q’un CCD présente plusieurs avantages. Tout d’abord il consomme moins d’énergie. Ainsi Nikon peut annoncer 2 000 prises de vue par charge de l’accu lithium-ion. Ensuite il coûte moins cher à fabriquer, ce qui permet à Nikon d’intégrer des solutions pour traiter des fichiers plus lourds.

Le D2h était très rapide, le Nikon D2x tient également très bien son rang, malgré une résolution plus élevée et des fichiers plus lourds. Selon Nikon, le D2x peut prendre jusqu’à 21 images en format JPEG en haute qualité à la cadence de 5 images par seconde. Ou jusqu’à 17 images en NEF (RAW) à 5 images par seconde.

En conclusion :

Le Nikon D2x est un sacré appareil même en 2013. Après mon test avec le D1x, le D2x offre une résolution légèrement supérieure mais le bruit électronique est mieux corrigé que le Nikon D1x. Parmi les boîtiers pro de chez Nikon, le D1x est légèrement dépassé mais juste pour son capteur, car il reste un superbe appareil PRO même qu’il a déjà 12 ans…

Mes Shoot’s en mode Raw puis sur Nikon Nx2 en “traitement par lot” sans retouches remis en 16 bits est juste décoiffant à mon avis! Nous sommes certe encore loin d’une définition d’un fabuleux D3x ou même D4, mais je peux vous assurer que le D1x et le D2x ont vraiment rien perdus de leurs qualités…

De 2004 en Anglais un Pdf du Catalogue  D2x

Bien à vous

Yves

Creux-Du-Van D2x

Creux-Du-Van D2x

Au futur.

Il n’y a que deux façons de vivre sa vie : l’une en faisant comme si rien n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle.

O race humaine aux destins d’or vouée,
As-tu senti de quel travail formidable et battant,
Soudainement, depuis cent ans,
Ta force immense est secouée ?

Musique: ill find my way home…

L’acharnement à mieux chercher, à mieux savoir,
Fouille comme à nouveau l’ample forêt des êtres,
Et malgré la broussaille où tel pas s’enchevêtre
L’homme conquiert sa loi des droits et des devoirs.

Dans le ferment, dans l’atome, dans la poussière,
La vie énorme est recherchée et apparaît.
Tout est capté dans une infinité de rets
Que serre ou que distend l’immortelle matière.

 

 

Viva GoPro

surfLa HERO3: Black Edition avec connexion Wi-Fi est la caméra GoPro la plus perfectionnée de tous les temps.

Aucune dépense n’a été épargnée au cours de son développement, et le résultat est là : une GoPro 30 % plus petite, 25 % plus légère et deux fois plus performante que les modèles précédents. C’est une caméra embarquée et fixable sur tout équipement, étanche à 60 m, capable de capturer des vidéos au champ ultra-large 1440p / 48 ips, 1080p / 60 ips et 720p / 120 ips, ainsi que des photos 12 MP à une vitesse de 30 photos par seconde.

La HERO3: Black Edition est la caméra la plus polyvalente au monde. Wi-Fi intégré, compatibilité avec l’App GoPro et télécommande Wi-Fi Remote

Tornade géante en formation

Mike Oblinski, un chasseur de tornades, nous offre une vidéo époustouflante: la formation d’une tornade orageuse en timelapse.

Ce photographe fou de tornades parcourt les plaines du Texas depuis 2010 muni de son appareil photo professionnel, espérant toujours capturer des images exceptionnelles. Le 3 juin 2013: Mike Oblinski a pu filmer, après quatre tentatives, cette mégacellule orageuse en HD et au ralenti, pour un rendu incroyable.

For Your Eyes Only Back on F4s

nikonf4

C’est un appareil photographique reflex mono-objectif au format 35mm, fabriqué par Nikon. C’est le quatrième représentant de la lignée des boîtiers professionnels de la gamme F, qui débute avec le Nikon F en 1959 et s’achève avec le Nikon F6 en 2004. Apparu sur le marché en 1988 pour succéder au Nikon F3, il est remplacé par le Nikon F5 en 1996.

Abandonnant le classique obturateur à défilement horizontal de ses prédécesseurs pour un obturateur à translation verticale, plus rapide, le Nikon F4 est le premier appareil professionnel commercialisé par la firme à intégrer la mise au point automatique (tout en conservant une monture d’objectif identique à celle de ses prédécesseurs), ainsi que les mesures matricielle (sur 5 zones) et spot.

À l’image du Nikon F3, ainsi que des F5 et F6, ses formes ont été sculptées par le styliste italien Giorgetto Giugiaro. Le Nikon F4 est le dernier appareil professionnel de la gamme à disposer de commandes traditionnelles (la sélection du temps de pose, par exemple, s’effectue au moyen d’un barillet).

F4e

Conçu pour répondre aux exigences d’une utilisation intensive dans les conditions de prise de vue les plus diverses, y compris au sein d’environnements difficiles, particulièrement humides, secs, chauds ou froids, le Nikon F4 a été construit selon des standards de qualité particulièrement exigeants. Il dispose, par exemple, d’un châssis entièrement réalisé en métal (à l’exception du viseur interchangeable), d’une étanchéité renforcée par l’emploi de joints toriques, et d’un obturateur capable, en théorie, d’assurer un minimum de 150 000 déclenchements sans faillir.

Il existe trois versions du Nikon F4 (Nikon F4, Nikon F4S et Nikon F4E) qui ne diffèrent que par leur alimentation. Les différentes poignées, qui servent au logement des piles, sont interchangeables. Quant aux quatre moteurs de l’appareil, ils sont intégrés au boîtier de base qui reste commun à toutes les versions.

Voir aussi le Test  Nikon F4

Ci-dessous des photos tirées de Google

Nikon D1x, la photo, rien que la photo

D1X C’est que cet appareil de photo, même si je l’utilise assidûment depuis 2001, m’impressionne toujours même en 2013…Il y a de quoi être impressionné non? J’ai un plaisir énorme à utiliser ce Nikon, et je vois la différence, avec les reflex du marché actuels style Nikon D7000 etc…

Alors commençons par le commencement.

Le négatif d’abord…Euh!…

Non, je parle bien d’un appareil numérique, sans négatif, quoique…

Nikon sait parfois se montrer généreux dans ce qu’il offre avec ses appareils…

Lorsque vous achetez un D1X, vous recevez NikonView (un catalogueur en fait), un boîtier, et… c’est tout. Ah non, j’oubliais: le bouchon du boîtier est offert.

Cela pour la somme de 9’990 francs suisses, oui oui en 2001!

(environ 6500 euros) hors action de reprise faite aux pros.

Mais ce n’est pas fini!

Vous n’avez acheté que le boîtier, et encore! Normal pour un reflex professionnel, on ne va pas vous imposer un objectif que vous êtes sensé avoir depuis longtemps.

Mais chez Nikon, même si vous avez l’objectif, vous devez encore acquérir:

  • le chargeur MH16 pour environ 600 francs en 2001 (400 euros)
  • un accumulateur (au minimum, voir en fin d’article) EN4 original pour 250 francs 2011 (environ 200 euros) Vous voulez un logiciel capable de travailler les fichiers RAW de l’appareil? Allez, hop, 198 francs supplémentaires pour acheter Nikon NX2. Et ce n’est toujours pas la fin! Vous voulez nettoyer votre capteur? Pas de problème, mais pour bloquer le miroir en position haute, vous devez disposer de l’adaptateur secteur EH-4, qui vous est vendu 210 francs.

Cela dit, quel bel appareil.

Le tour du propriétaire

Je vous donne maintenant les spécifications principales, pour que vous sachiez exactement techniquement à quoi vous avez à faire.

Nikon D1X Spécifications principales

  • Taille du capteur CCD (L x H) [mm] 23.7 x 15.6
  • Pixels effectifs [million] 5.47, 5.33 mais effectifs 10.25 millions de pixels avec Nikon NX2  🙂
  • Modes de mise au point: 5 Area Dynamic (Multi-CAM1300)
  • Sensibilité équivalente ISO (Min-Max): 125-800 avec possibilité de monter à 1600 ou3200 ISO par choix de fonction personnalisée
  • Taille des images en pixels: 3008 x 1960 et 2000 x 1312… Mais attention en sera en 4016 x 2616 avec le logiciel NX2
  • Images par secondes (continu) Mémoire tampon (vues JPEG/TIFF): 9/3 (avant mise àjour de la barrette mémoire.
  • Modes couleur: Mode I (sRGB); Mode II (Adobe RGB);
  • Modes d’exposition: P, S, A, M.
  • Vitesses d’obturation [s] 30 – 1/16’000! oui oui 1/16’000!! WOW
  • Interface: IEEE1394 (Firewire) 800
  • Compatibilité avec la gamme d’objectifs: tous les objectifs de type F sont utilisablesmais toutes les fonctions de l’appareil ne sont disponibles qu’avec les AF Nikor type D et G. La focale native des objectifs est à multiplier par 1.5 en équivalent numérique sur un D1X: un 50 mm sera ainsi équivalent à un 75 mm.
  • Poids approximatif sans accus ni objectif:1100 g
Pour vraiment tout savoir à propos des spécifications techniques, regardez ici l’analyse très complète donnée par l’excellent dpreview.com. Vous y trouverez également tout plein d’illustrations. Comme vous le voyez, le Nikon D1X n’est pas un gadget. Nous avons réellement à faire à un magnifique appareil Pro, qui satisfera donc tous ceux qui doivent gagner leur vie en prenant des images fixes, mais également tous les amateurs d’appareils offrant toutes les possibilités imaginables que l’on attend de trouver dans un appareil haut de gamme!! oui oui en 2001…Nous sommes bien en 2013!
En plein changement d’objectif…Vite, viiiiiite, mon capteur va prendre la poussière…

Le Nikon D1X est un appareil qui donne immédiatement confiance.

Doté d’une finition impeccable, son boîtier en magnésium est tropicalisé, pour supporter une averse sans trop de risque. Attention, il est exclu de plonger l’appareil dans l’eau, mais ce reflex doit supporter des conditions habituellement interdites à des appareils normaux.

Tout ce qui est touché par les mains est recouvert d’une gaine caoutchoutée qui permet d’avoir l’appareil parfaitement en mains, ce qui, avec le poids de 2.1 kg avec un zoom 24-85 mm, n’est pas sans importance.

L’appareil peut être tenu confortablement aussi bien horizontalement que verticalement, et cela grâce à l’adoption traditionnelle dans les appareils professionnels de deux déclencheurs, dont l’un est situé tout en bas à droite de l’appareil.

Le déclencheur vertical à gauche, en position verticale… à droite! Il se trouve naturellement sous l’index droit en position verticale.

À l’arrière, l’écran TFT de 130’000 pixels reste lisible en extérieur, même s’il n’est pas aussi lumineux en plein soleil que la nouvelle génération des SQ.

En effet, en mode prise de vue, l’écran arrière d’un Reflex n’affiche pas ce que vous visez.

Ici, comme dans tous les reflex je le rappelle, pas de compromis: toute la lumière est envoyée au viseur pendant la visée, via le miroir habituel.

On regrette simplement le fait de ne pouvoir viser bras en l’air au-dessus d’une foule en voyant ce que l’on fait. C’est qu’avec le numérique, on prend des habitudes inimaginables il y a seulement quelques années!

Par contre, le D1X profite de son écran arrière en particulier pour gérer les menus bien plus simplement que ne le permettait le D1 (tout court), et bien entendu, pour visualiser les images une fois dans la boîte.

Signalons encore à propos de cet écran qu’il est protégé par un cache translucide que l’on peut facilement retirer (et se perdre) si le besoin s’en fait sentir, mais qu’on peut très bien laisser sur l’appareil à demeure, puisqu’il ne gêne pas trop la lisibilité de l’affichage. De plus, il n’est pas sensible aux traces de graisse (eh oui, ma peau est grasse, mais la vôtre aussi, je vous rassure) que laisse le nez qui se colle par défaut sur cet afficheur si l’on vise avec l’oeil droit, cela contrairement à la vitre de l’écran lui-même qui devient très vite assez sale. Et puis, ce cache évite les rayes, toujours un peu tristes sur ces petits bijoux.

Toujours au niveau de cet affichage, le Nikon D1X est doté de deux écrans LCD

  • le premier au-dessus de l’appareil, dédié aux réglages photographiques (choix programme, de prise de vue, divers décalages, vitesse et diaphragme, état de la charge de la batterie, type d’autofocus, nombre de photos restantes, modede flash)Les infos de l’écran LCD sur le haut de l’appareil.
  • le deuxième sous l’écran TFT, plus étroit et plus allongé, dédié aux fonctions personnalisées, au réglage de la balance des blancs et à celui de la sensibilité du “film” l’écran arrière, et ses commandes cachées par un volet à gauche, déprotégé à droite.
  • L’oculaire de ce viseur est doté, bien entendu, d’un réglage de dioptrie allant de -3 à +1. Il peut être bouché à l’aide d’un levier pour éviter la lumière parasite lors d’une prise sur trépied.
Il couvre 96% de l’image réelle, ce qui n’est pas un must absolu si l’on compare à ce que savent faire les appareils argentiques, mais n’est pas trop mal par rapport à ce qui se fait en numérique. Néanmoins, il faut savoir qu’on risque de cadrer trop large, ce qui représente un gaspillage de résolution un peu regrettable. Il est à souhaiter qu’on nous offre rapidement des viseurs 100% sur les numériques, puisqu’il n’a y plus de risque de rognage en impression ou lors des tirages.

Notez que contrairement à certains appareils moins chers, le D1X n’est pas capable d’afficher une grille “électroniquement”, grille pourtant bien pratique lorsqu’on fait de la photo d’architecture.. Il faut passer par l’achat d’une plage de visée spéciale mais heureusement disponible, c’est déjà ça.

Nous trouvons encore, à l’arrière de l’appareil, un sélecteur en croix permettant de naviguer dans les menus et dans les photos enregistrées lorsqu’on les visualise.

Prise de vue: une ergonomie faite de logique

Allez, nous sommes en face d’un appareil reflex pro, donc nous avons dans les mains un tout ce qui a fait ses preuves depuis des années sur un boîtier argentique.

Nous retrouvons:

  • le bouton “mode” qui, associé à une molette, permet de choisir parmi les désormais traditionnels programmes (P-tout auto, A-priorité au diaphragme, S-priorité à la vitesse et M-manuel)
  • le bouton de correction d’exposition forcée (de -5 à +5IL par incrément de 1/3 de IL)
  • tombant sous le pouce, on dispose du classique bouton de mémorisation del’exposition, et d’un bouton pour activer la mise au point automatique (exactement semblable à l’appui à mi-course sur le déclencheur).tout à gauche de l’appareil, nous trouvons dans une couronne divisée en trois partie.
  • le réglage du bracketing (prise de deux ou trois vues avec modification de l’exposition par pas de 1/3, de 1/2 ou de 1IL)
  • la sensibilité du “film”, réglable de 125 à 800 ISO par pas de 1/3, 1/2 ou 1IL selon un choix dans les réglages personnalisés, avec en plus la possibilité de booster cette sensibilité à 1600 et 3200 ISO, nous en reparlerons plus bas
  • les différents modes flash
  • synchronisation sur le premier rideau,
  • anti yeux rouges (inutile puisque le flash n’est pas intégré et que personnellement, je n’ai jamais vu un oeil rouge sur une de mes photos prises avec le D1X
  • anti yeux rouges avec syncro lente
  • synchro sur le deuxième rideau

Sous la couronne, on touche le sélecteur de mode, qu’il faut préalablement déverrouiller en appuyant un petit bouton sur l’avant de ladite couronne. Ces modes sont:

  • S: mode d’entraînement photo par photo)
  • C: mode continu (rafale), buffer de 9 images sans mise à jour de la barrette mémoire de l’appareil, 21 après (19 en mode Raw)) o Retardateur: de 2 à 20 secondes$
  • Play: visualisation des photos
  • PC: pour la connexion avec un ordinateur

Sur l’arrière de cette couronne, on aura accès à la touche d’effacement des images et à la gestion du moniteur TFT.

Sur le dessus de l’appareil, à droite du viseur, nous trouvons le sélecteur de modes de mesure de la lumière:

  • le mode de mesure matricielle 3D, qui a fait ses preuves chez Nikon depuis des années, mais qui ne peut être utilisé qu’avec des objectifs de type G ou D (tous les derniers objectifs de la marque depuis dix ans)
  • le mode de mesure pondérée centrale qui donne la prédominance aux 8 mm du centre de l’image, tout en tenant compte de ce qui se passe autour
  • le mode spot se base uniquement sur les 4mm au centre de l’image. À utiliser par exemple dans des cas de lumière extrêmes.
  • Sur l’avant de l’appareil, on trouve à gauche le sélecteur de mode de mise au point:
  • mode continu (l’appareil suit le sujet)
  • ponctuel (mise au point sur une des zones de l’autofocus)
  • manuel (mise au point manuelle) À noter que la retouche dans les deux autres modes n’est possible qu’avec les objectifs de type SWM (équivalent à l’USM chez Canon). Et l’on trouve à droite le testeur de profondeur de champ, si utile et malheureusement souvent inconnu du photographe de base.
  • Partie digitale: des menus bien ordonnésJe me souviens de la surprise que j’ai eue lorsque j’ai eu dans les mains le D1 de base, au niveau de sa gestion des menus.
  • On était au niveau véritablement basique extrême, pour ne pas dire niveau zéro.
  • Là, le D1X est à la hauteur et reprend toutes les réglages personnalisés dans quatre menus principaux: Visualisation, Set Up, Prise de vue, CST (Custom Settings Menu, dédié justement aux 32 fonctions qu’il fallait mémoriser avec le D1 de base).
  • Ouf, c’est vraiment plus ergonomique. Et c’est tant mieux parce que tout est configurable, jusqu’à l’extrême, que ce soit au niveau
  • du traitement électronique de l’image à la prise de vue (contraste, piqué) du nombre d’images par seconde, du sens du bracketing,
  • de la gestion du diaphragme pendant une changement de focale via le zoom, de la balance des blancs très sophistiquée: modes Auto, tungstène, ombragé, flash, lumière du jour, nuageux, tous avec un réglage fin disponible pour s’adapter aux différentes températures d’éclairage à l’intérieur d’un type, ainsi que bien entendu, un mode “blanc mesuré”
  • type de montée de sensibilité (voir plus haut) et j’en passe), en mode visualisation, par exemple au niveau de l’affichage de l’histogramme et des données sur chaque photo. Bref tout y est, et en français si désiré dans le texte.La navigation dans ces menus s’effectue via le sélecteur en croix, dans les quatre directions de base (gauche pour sortir d’un réglage, haut bas pour se déplacer entre les menus ou entre leurs commandes, et droit pour valider un réglage), ce qui, comme vous le voyez, est relativement simple.

Il faut préalablement avoir appuyé sur le bouton Menu, protégé par un volet métallique ingénieux.

Mode Play complet mais perfectible…

Nous en sommes à cet écran TFT, venons-en rapidement à la visibilité des photos. On peut tout voir au niveau technique, repérer les hautes et les basses lumières avec ou sans histogramme, visualiser ses images sous forme de vignettes (4 ou 9 images sur un écran).

Mais quel dommage de n’avoir qu’un seul mode d’agrandissement de l’image, que je trouve personnellement insuffisant pour être absolument certain de sa netteté! Là, des appareils de bas de gamme font mieux.

Et puis, le système de gestion de ces images est assez abscons. Il faut appuyer sur la touche Function, située sous l’afficheur ACL arrière, derrière un volet métallique, pour atteindre cet agrandissement. Vous avez laissé deux mois votre appareil dans son sac et vous devez replonger dans le manuel pour vous rappeler de ce fonctionnement.

En pratique, l’autofocus:

Le Nikon D1X, comme nous l’avons vu, tient parfaitement bien dans les mains, de par sa taille, et son poids respectable évitera les bougers intempestifs propres aux compacts trop légers.

La mise en route prend moins d’une demi-seconde (qu’on est loin des compacts!)et le déclenchement est digne d’un reflex argentique haut de gamme, avec une latence infinitésimale (0.058 secondes, qui doivent rendre “marteau” les possesseurs de certains compacts qui prennent une photo 2 secondes après le déclenchement).

Cette mise au point peut s’effectuer

  • en mode Continu et en ce cas, l’appareil est tout à fait capable, pour autant qu’on ait activé ce que Nikon appelle l’autofocus “dynamique” de suivre un sujet rapide, pour autant que l’utilisateur soit à même de viser correctement, ce qui, avec les longues focales, n’est pas toujours évident
  • en mode Ponctuel (on met au point sur un sujet statique) de deux manières: il est possible de demander à l’appareil de trouver tout seul la zone de mise au point sur le sujet le plus proche (toujours l’autofocus dynamique), de choisir nous-même (à l’aide du sélecteur en croix) la zone de mise au point désirée. Même si l’autofocus dynamique est excellent dans ces choix, je préfère personnellement travailler en mode ponctuel (mise au point au centre puis décalage du sujet par mes soins), qui gagne encore certainement quelques millièmes de seconde et qui fait TOUJOURS ce que vous voulez. Quel bonheur de toute manière de se retrouver avec un autofocus efficace, qui ne se trompe pratiquement jamais, et ce, et c’est important, même en basse lumière, sans l’aide de l’illuminateur du flash externe. Allez, je vous le conseille: ne touchez pas un appareil de cette catégorie (Nikon D1H, DX, Canon EOS 1 D), vous auriez l’impression en retouchant un appareil de milieu de gamme de tomber sur une éponge. Calcul de la lumière Ce n’est pas un Nikon et sa mesure matricielle 3D qui va me surprendre en mal, et le Nikon D1X ne faillit pas à la règle. Son capteur de 1005 pixels (une matrice de 67 segments verticaux sur 15 horizontaux) fait merveille, et je dois l’avouer (c’est sans doute une des nombreuses différences de l’amateur avec le pro), j’utilise extrêmement rarement l’exposition “pondérée centrale” ou “spot”, tellement ce mode de mesure matricielle travaille bien.

Contre-jour difficile, la matrice fait son travail

Rappelons que la bonne gestion des lumières est encore plus importante en numérique, puisque les capteurs sont bien moins tolérants qu’un film négatif, ou même qu’un film dia, pourtant déjà plus sensible. Les hautes lumières sont très vite cramées, et si l’appareil ne fait pas un bon travail à l’origine, on ne pourra rien en sortir, même à partir d’un fichier Raw en 12 bits.

Et très franchement, il est difficile de prendre le D1X en défaut.

En prise de vue au flash néanmoins, comme je l’explique plus bas, j’ai toujours l’impression que l’image est par contre un poil sous-exposée. Rien de grave puisque cela se corrige sans problème.

Notez encore que le Nikon travaille avec deux espaces de couleurs: sRGB et AdobeRGB

Tailles des images

Le Nikon D1 X est doté d’un capteur de grande taille, 23.7 x 15.6 mm équivalent à peu près à un négatif APS. Les pixels, au nombre de 5.4 millions, se trouvent être fort à l’aise puisqu’ils ont de la place (pensez aux pauvres pixels des appareils 5MP qui tiennent sur des capteurs 1/1.8 pouces!).

Or, on le sait, plus les capteurs peuvent être gros, moins le bruit dans l’image est présent. Les tailles d’images suivantes sont disponibles:

3008 X 1960 pixels et 2000 X 1312 pixels qui correspondent à peu près à un rapport 1.5, comme le 24/36, ce qui nous donne des photos dans des formats plus habituels que les traditionnels 4/3 des compacts ou de certains appareils haut de gamme numériques (Olympus E-20 par exemple). Personnellement, j’en suis enchanté, n’ayant jamais pu m’habituer à ces photos un peu carrées.

Ces deux tailles sont disponibles en Tiff-Lab (8 bits, 11.2Mb/5.0Mb par photo, format propre à Nikon) et Tiff-RVB (8 bits, 16.9Mb/7.5Mb par photo), JPEG Fine (compression 4X, 2.8Mb/1.3 Mb), Normal (compression 8X, 1.4Mb / 640Kb par photo) et Basic (compression 16X 720/320Kb par photo) (compression par 4, 8 et 16 respectivement).

Les données Raw brut de capteur ne sont disponibles qu’en 3008 X 1960 et 4016 x2616 avec NX2  et donnent des images 12 bits de 7.6Mb. (40Mb en TIFF) Notez que vous aurez besoin de Nikon Capture pour les retravailler, ou de Photoshop avec un plugin dédié, mais non fourni. Pour ma part je travaille avec Nikon NX2 une pure merveille et Shoot toujours en TIFF!

TIFF, oui il est préférable de prendre ses photos en mode Raw ou Tiff, mais bien évidemment, les cartes ont tendance à se vider plus vite, et les disques à se remplir à la même vitesse. Le mode Raw compressé permet de gagner 50% de place sans perte de qualité.

Le Jpeg Fine est un bon compromis, en n’oubliant pas cependant que ce format est recompressé et perd à chaque fois de sa qualité lorsqu’il est travaillé dans un éditeur d’images.

Si l’on veut conserver absolument toutes les informations de son original, un passage en Tiff est quasiment obligatoire.

Notez que par vu la taille du capteur, le facteur de grossissement des objectifs est de 1.5.

Un 24-85 devient ainsi un 36-130, difficile d’avoir un vrai grand-angle dans ces conditions. Nikon a créé un zoom fait tout exprès pour pallier ce problème (AF-S Zoom-Nikkor DX 12- 24mm f/4G IF-ED ), mais il est très cher.

Par contre, posséder un téléobjectif puissant ne pose plus de problème: un  80-200 ouvert à 2.8 devient un 120-300 pour le même prix. Et bonjour les photos de scène, voire les photos sportives!

J’ai fait plus de 35’000 mille photos depuis janvier 2003, que je n’ai bien entendu pas toutes gardées. C’est qu’on ne fait plus très attention en numérique, et je ne sais pas si c’est un bien. N’empêche! La douceur des couleurs, l’absence de bruit dans les basses sensibilités et jusqu’à 400 ISO est impressionnante.

Ce Nikon D1X est cher, certes, mais alors quelle qualité il nous donne. Franchement, à chaque fois, je suis émerveillé.

Seule ma paresse légendaire me fait parfois pencher pour un petit compact toujours dans la poche… oui oui, une GoPro Hero 3+ et ou un iPhone 5s 🙂

Mais j’espère toujours ne pas tomber sur “LA” photo de ma vie, alors que je n’ai pas le D1x autour du coup… 😦

Associé à un SB 80DX, comme je l’ai écrit, le Nikon D1X pour le moins ne crame pas les visages. Il reste très doux, grâce au système TTL avec dosage automatique Flash/ambiance par multi-capteurs 3D (ça sonne bien je trouve).

Flash indirect, c’est exactement ça en réalité…

Le SB 80DX (optionnel, bien sûr) est livré avec un diffuseur efficace, et permet, dans les situations difficiles de très basses lumières, d’illuminer le sujet afin d’aider le boîtier à mettre au point quand il n’y arrive plus tout seul. C’est bien entendu très efficace dans la plupart des situations.

Le D1X est capable de synchroniser au 500e de seconde (j’ai même lu que Chasseur d’Images était monté au millième sans problème), ce qui constitue un rêve au niveau des appareils argentiques. En fait, comme l’explique Chasseur d’Images, le capteur assure lui-même son obturation électronique, l’obturateur mécanique jouant le rôle de “bouchon” entre les vues. Cela explique aussi le pourquoi de l’extraordinaire puissance de  cette obturation (de 30 secondes au 16 millième de seconde, avec possibilité bien entendu de pose bulb).

Comme il se doit, la disponibilité du flash est rappelée dans le viseur, comme nous l’avons vu fort complet.

Malheureusement, le système Flash sans fil total offert par le D2H n’est pas disponible sur ce D1X, même via le tout nouveau SB-800. Il faudra toujours passer par l’adaptateur SU-4 qui rendra service mais n’assure pas, comme le fait le nouveau système, la sécurisation des éclairs (en d’autres termes, vous risquez de faire partir un flash qui n’est pas le vôtre!)

Autonomie: peut mieux faire, et moins cher!

Au niveau des cartes, aucun problème puisque ce D1X fonctionne à base de cartes CompactFlash. Je travaille personnellement avec un MicroDrive de max 2Gb qui ne m’a jamais posé de problème, et se trouve être aussi véloce qu’une carte San Disk Ultra de 2Gb que je prends avec moi “Au cas où”.

Ce qui est un peu plus délicat, c’est l’autonomie électrique de l’appareil. Oh, les progrès sont certains par rapport au D1 de base, qui tenait à peine 150 photos, avec les mêmes accumulateurs. Ici, le D1X monte à 250 à 300 photos (rappelons qu’il n’a pas de flash interne à alimenter). C’est limite avec un accumulateur de ce prix.

EN-4, la batterie chère et moyennement performante…

Le pire, c’est que le chargeur, je le rappelle optionnel (quand j’écris optionnel, je veux dire par là qu’il n’est pas livré avec l’appareil, voir intro de cet article, mais tout à fait nécessaire) ne permet pas d’alimenter le reflex lorsqu’on fait par exemple un transfert sur l’ordinateur, ou lorsqu’on travaille en studio.

Il faudra faire l’acquisition d’une alimentation supplémentaire. Non franchement, là, je trouve qu’il y a u peu d’abus. (en 2001)

Bref, si l’on veut partir en reportage un peu tranquille, il faudra faire l’acquisition de deux accus, voire trois si l’on veut remplir le MicroDrive. Je signale que ce n’est pas ce petit disque qui est responsable de la décharge relativement rapide de l’appareil. Mes essais avec la carte 256 Mb donnant le même résultat.

Il est aussi possible de partir avec son chargeur (peu pratique au demeurant, puisqu’il faut sortir l’accu et le brancher à un câble) mais il faudra pouvoir patienter les 90 minutes que demande une recharge.

À noter que tous les 20 chargements, Nikon recommande un reconditionnement de votre accumulateur qui peut prendre plus de 5 heures. Enfin, il semblerait que ces accumulateurs vieillissent relativement mal, comme c’est le cas trop souvent sur bien des appareils, pas forcément photographiques.

Le transfert vers l’ordinateur en deux manières:

  • soit vous sortez la carte et vous l’insérez dans un lecteur FireWire ou un adaptateur PCMCIA pour les portables
  • soit vous utilisez une connexion FireWire (câble à acheter à part) rapide et efficace. En ce cas, sachez que le Nikon ne monte pas sur le bureau. Vous transférerez les images via le logiciel Transfert d’images (qui reconnaît le D1X sans aucun problème) ou NX2, ou encore NikonView (offert, incroyable mais vrai!). Les deux techniques de transfert sont aussi rapides et fonctionnent sans le moindre problème. Personnellement, je préfère insérer la carte dans mon portable: j’ai le disque sur le bureau et je fais mes transferts de manière, me semble-t-il, un peu plus souple.Notez que vous pouvez prendre des photos via l’ordinateur à l’aide du logiciel NikonCapture (qu’il vous faudra acheter) si l’appareil est relié par FireWire à votre machine.

En conclusion:

Voilà, je vous ai fait faire le tour du Nikon D1x. Je tiens à dire que cet appareil est une vraie merveille. Certains estiment que ce boîtier date un peu face aux nouveaux appareils de Nikon ou même Canon. Il semble en tout cas qu’après le D2x, j’espère tester bientôt le D4 ou un 800E…

Aujourd’hui je suis heureux, mon D1x est enfin réparé suite au lâcher prise malheureuse dans mon salon… mais ça c’est une autre histoire! 🙂

De 2002 en Pdf, le Catalogue D1x

Bien à vous

Yves

Child of Vision / Viêt Nam 2013

Un collègue connu lors de mon apprentissage en photographie 1985-1989 est rentré du Viêt Nam dernièrement. Aujourd’hui grands amis nous partageons beaucoup de Photographies!

Avec grands plaisirs, voici un Diaporama avec quelques photos… 6000 photographies seraient bien trop! En voici donc 180! J’ai appelé ce Diaporama “Child of Vision”…

…Merci Patrick d’avoir bien voulu nous faire partager tes images… le spectacle est grandiose et les portraits sont justes magnifiques!

Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C. dans leur capitale de l’époque qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Canton (en Chine). L’histoire du pays, dont les origines sont semi-légendaires, se confond en grande partie avec celle du peuple Viêt (ou Kinh) qui, de son berceau primitif du Văn Lang, aurait ensuite essaimé vers le delta du fleuve rouge. Les Viêt ne prennent que très progressivement possession de l’espace géographique qui est aujourd’hui celui du Viêt Nam. En 258 av. J.-C., le Van Lang est intégré au royaume élargi d’Âu Lạc, qui passe à son tour sous la coupe de l’Empire de Chine. En 221 av. J.-C., un général chinois, Zhao Tuo se proclame roi d’un nouvel État indépendant, le Nam Viêt (comprenant des territoires du Sud de la Chine et du Nord de l’actuel Viêt Nam), qui existe jusqu’en 111 av. J.-C., date à laquelle il est reconquis par la Chine.