J’ai 46 ans! Zut… non pas de 29 février

Sorry seems to be the hardest word…

Les malheureux nés un 29 février ne se voient octroyer le droit de fêter leur anniversaire qu’une année sur quatre. La faute à la Terre, qui n’a pas l’élégance d’effectuer une rotation complète autour du Soleil en exactement 365 jours. Ainsi qu’à Jules César et au pape Grégoire XIII, qui décidèrent d’ajouter au calendrier un jour tous les quatre ans afin de compenser ce décalage. Les explications de Jean Lefort, mathématicien et auteur de La saga des calendriers (Bibliothèque Pour la science).

Qui est “l’inventeur” des années bissextiles ?

Jean Lefort : C’est César le premier qui, sous les conseils d’un astrologue égyptien, Sosigène d’Alexandrie, décide d’imposer une année bissextile. On cherchait alors, comme aujourd’hui, à ce que le calendrier suive l’année des saisons – qui compte un peu plus de 365 jours. On avait calculé, avec les moyens de l’époque, qu’elle en comptait 365,25 jours : il s’agissait de compenser ce “quart” en ajoutant tous les quatre ans une journée au calendrier qui prend, en référence au nom de Jules César, le nom de calendrier “julien”. Or, on s’est aperçu, avec le temps, que les saisons se décalaient.

De quelle manière ?

Le problème venait de la date de Pâques : elle était établie à partir de l’équinoxe de printemps, fixé à l’époque au 25 mars. Les saisons tournaient à ce rythme : 25 décembre, 25 mars, 25 juin, 25 septembre. Or, l’année des saisons ne compte pas 365,25 jours comme César le pensait, mais légèrement moins : 365,242199. Petit à petit, l’équinoxe de printemps est venu au 24 mars, puis au 23, au 22, au 21 : il se décalait de 3 jours tous les 400 ans. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Mais le décalage s’est poursuivi.

Quand décide-t-on de réformer le calendrier julien ?

Une première tentative a lieu vers 1350… qui tombe à l’eau à cause de la peste noire. L’Église et les pouvoirs politiques avaient d’autres sujets de préoccupation devant un fléau qui a décimé en quelques années un quart de la population européenne. Au XVIe siècle, la question revient sur le devant de la scène. Le pape Grégoire XIII, qui dirige la réforme, souhaite y associer les chrétiens orthodoxes. Parce qu’il avait une santé fragile, les catholiques décident de précipiter les choses et les orthodoxes rompent leur accord. C’est finalement seul que le pape décide de fixer l’équinoxe de printemps au 21 mars… et de sauter une dizaine de jours pour rattraper les décalages antérieurs. En Italie, enEspagne, au Portugal, on passe directement du 4 au 15 octobre 1582.

Ce saut de dix jours a-t-il été appliqué partout ?

Non. En France, il n’est décidé qu’au mois de décembre de la même année. Et, de leur côté, les pays protestants refusent évidemment avec vigueur d’appliquer la décision du pape. Dans l’Allemagne d’alors, ainsi, on ne suivait pas les mêmes calendriers suivant que l’on vivait sous régime protestant ou catholique. Or, les années passant, l’écart ne fait qu’empirer : il passe à 11, puis 12, puis 13 jours… Parce qu’il engendre des problèmes commerciaux, l’Angleterre décida au XVIIIe siècle d’adopter le calendrier grégorien qui est encore en usage aujourd’hui. La Russie, elle, ne lui emboîtera le pas qu’après la révolution d’Octobre, la Chine en 1949. Et dans beaucoup de pays coexistent aujourd’hui plusieurs calendriers.

Y a-t-il eu d’autres effets à ce décalage ?

Il a causé quelques aventures amusantes. Sainte Thérèse d’Ávila est morte ainsi dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582. Et la date de décès de Shakespeare et celle de Cervantès, par exemple, sont la même : 23 avril 1616, alors qu’ils sont morts en réalité à dix jours d’intervalle, l’Espagnol Cervantès trépassant le premier.

En dehors de ce saut, quelle est la différence entre le calendrier julien et le calendrier grégorien ?

Le calendrier grégorien prévoit une année bissextile tous les quatre ans, sauf lors d’années séculaires (1600, 1700, 1800…), à moins que celles-ci ne soient divisibles par 400. Ça a été le cas de l’année 2000 (5 x 400). Ce ne sera pas le cas de 2100. On supprime de cette manière trois années bissextiles tous les 400 ans, afin de supprimer le décalage du calendrier julien. Le calcul n’est pas encore tout à fait juste…, mais nous sommes tranquilles pour plusieurs siècles encore !

Today Is Your Day With Shania Twain

Tornade géante en formation

Mike Oblinski, un chasseur de tornades, nous offre une vidéo époustouflante: la formation d’une tornade orageuse en timelapse.

Ce photographe fou de tornades parcourt les plaines du Texas depuis 2010 muni de son appareil photo professionnel, espérant toujours capturer des images exceptionnelles. Le 3 juin 2013: Mike Oblinski a pu filmer, après quatre tentatives, cette mégacellule orageuse en HD et au ralenti, pour un rendu incroyable.

Les Diablerets, retour vers un 3000

Sandrine Zweili la gardienne de la cabane, très accueillante, sympatique, ouverte sur le monde et ses merveilles… Elle vous concoctera de délicieux repas, matin, midi ou soir, avant de vous envoler vers les hauts sommets… Cette fille de 24 ans au vécu incroyable pourra vous renseigner bien au delà de sa vie en cabane… Merci à toi pour ta gentillesse et ton savoir vivre.

sandrine@cabane

La cabane est à la fois un but ou une étape de randonnée; c’est aussi le point de départ pour gravir le plus haut sommet des Alpes Vaudoises : Les Diablerets. La particularité de l’endroit est d’offrir des possibilités de courses, d’escalade et d’autres activités pour tous niveaux. Débutants et confirmés trouveront leur bonheur dans ce massif !

Il faut le voir pour y croire…. Imaginez : vous vous envolez silencieusement vers l’un des plus beaux panoramas du monde, vers la nature à l’état pur.

Arrivé au sommet, découvrez une première mondiale en architecture. Mario Botta, concepteur, entre autres, du Musée d’art moderne de San Francisco, de la cathédrale d’Evry, du centre culturel de Tel Aviv, d’une galerie d’art Tokyo, etc., a créé le restaurant d’altitude de Glacier 3000.

C’est un défi technique éblouissant comme le panorama qui accueille, à 3’000 mètres d’altitude, la station du Glacier et ses deux restaurants.

Inoubliable et pourtant portée de tous. La technique fait bien les choses : si vous voulez ne pas vous y rendre à pied sans effort et sans risque, le moins sportif des citadins découvre le spectacle d’un glacier unique en son genre.

Refuge l’Espace

Refuge l'Espace

 

Le restaurant vous invite à déguster ses délicieuses spécialités. Cet endroit si particulier au milieu des rochers près de la Tour St Martin (Quille du Diable) offre une vue magnifique sur le Valais (Derborence) ainsi que sur les Alpes Bernoises et apporte une touche spéciale à ce petit restaurant. Le service est juste trop génial, comme la vue d’ailleurs… La très grande sympathie et gentillesse est au rendez-vous également pour le plaisir de manger en plein air à 2900m… Je peux vous assurer, que de bonnes choses vous y trouverez…

Quelle magie de se retrouver seul la haut sur la terrasse plein soleil et d’avoir le privilège de voir pour la première fois le très grand et magnifique Gypaète barbu.

Diaporama “If I Lose Myself” OneRepublic

Week-End inoubliable pour moi… Je voulais vous faire partager ce bonheur avec ces quelques photographies… Ce week à 3000m sera le dernier pour l’année 2013. Rdv est déjà donné pour l’année prochaine… Elle est belle la vie quand elle nous entraîne à la recherche de ces petits paradis perdus. Ces étrennes de bonheur qui nous éloignent de la déprime et nous rapproche, chaque jour un peu plus de nous-même…

Nikon D1x, la photo, rien que la photo

D1X C’est que cet appareil de photo, même si je l’utilise assidûment depuis 2001, m’impressionne toujours même en 2013…Il y a de quoi être impressionné non? J’ai un plaisir énorme à utiliser ce Nikon, et je vois la différence, avec les reflex du marché actuels style Nikon D7000 etc…

Alors commençons par le commencement.

Le négatif d’abord…Euh!…

Non, je parle bien d’un appareil numérique, sans négatif, quoique…

Nikon sait parfois se montrer généreux dans ce qu’il offre avec ses appareils…

Lorsque vous achetez un D1X, vous recevez NikonView (un catalogueur en fait), un boîtier, et… c’est tout. Ah non, j’oubliais: le bouchon du boîtier est offert.

Cela pour la somme de 9’990 francs suisses, oui oui en 2001!

(environ 6500 euros) hors action de reprise faite aux pros.

Mais ce n’est pas fini!

Vous n’avez acheté que le boîtier, et encore! Normal pour un reflex professionnel, on ne va pas vous imposer un objectif que vous êtes sensé avoir depuis longtemps.

Mais chez Nikon, même si vous avez l’objectif, vous devez encore acquérir:

  • le chargeur MH16 pour environ 600 francs en 2001 (400 euros)
  • un accumulateur (au minimum, voir en fin d’article) EN4 original pour 250 francs 2011 (environ 200 euros) Vous voulez un logiciel capable de travailler les fichiers RAW de l’appareil? Allez, hop, 198 francs supplémentaires pour acheter Nikon NX2. Et ce n’est toujours pas la fin! Vous voulez nettoyer votre capteur? Pas de problème, mais pour bloquer le miroir en position haute, vous devez disposer de l’adaptateur secteur EH-4, qui vous est vendu 210 francs.

Cela dit, quel bel appareil.

Le tour du propriétaire

Je vous donne maintenant les spécifications principales, pour que vous sachiez exactement techniquement à quoi vous avez à faire.

Nikon D1X Spécifications principales

  • Taille du capteur CCD (L x H) [mm] 23.7 x 15.6
  • Pixels effectifs [million] 5.47, 5.33 mais effectifs 10.25 millions de pixels avec Nikon NX2  🙂
  • Modes de mise au point: 5 Area Dynamic (Multi-CAM1300)
  • Sensibilité équivalente ISO (Min-Max): 125-800 avec possibilité de monter à 1600 ou3200 ISO par choix de fonction personnalisée
  • Taille des images en pixels: 3008 x 1960 et 2000 x 1312… Mais attention en sera en 4016 x 2616 avec le logiciel NX2
  • Images par secondes (continu) Mémoire tampon (vues JPEG/TIFF): 9/3 (avant mise àjour de la barrette mémoire.
  • Modes couleur: Mode I (sRGB); Mode II (Adobe RGB);
  • Modes d’exposition: P, S, A, M.
  • Vitesses d’obturation [s] 30 – 1/16’000! oui oui 1/16’000!! WOW
  • Interface: IEEE1394 (Firewire) 800
  • Compatibilité avec la gamme d’objectifs: tous les objectifs de type F sont utilisablesmais toutes les fonctions de l’appareil ne sont disponibles qu’avec les AF Nikor type D et G. La focale native des objectifs est à multiplier par 1.5 en équivalent numérique sur un D1X: un 50 mm sera ainsi équivalent à un 75 mm.
  • Poids approximatif sans accus ni objectif:1100 g
Pour vraiment tout savoir à propos des spécifications techniques, regardez ici l’analyse très complète donnée par l’excellent dpreview.com. Vous y trouverez également tout plein d’illustrations. Comme vous le voyez, le Nikon D1X n’est pas un gadget. Nous avons réellement à faire à un magnifique appareil Pro, qui satisfera donc tous ceux qui doivent gagner leur vie en prenant des images fixes, mais également tous les amateurs d’appareils offrant toutes les possibilités imaginables que l’on attend de trouver dans un appareil haut de gamme!! oui oui en 2001…Nous sommes bien en 2013!
En plein changement d’objectif…Vite, viiiiiite, mon capteur va prendre la poussière…

Le Nikon D1X est un appareil qui donne immédiatement confiance.

Doté d’une finition impeccable, son boîtier en magnésium est tropicalisé, pour supporter une averse sans trop de risque. Attention, il est exclu de plonger l’appareil dans l’eau, mais ce reflex doit supporter des conditions habituellement interdites à des appareils normaux.

Tout ce qui est touché par les mains est recouvert d’une gaine caoutchoutée qui permet d’avoir l’appareil parfaitement en mains, ce qui, avec le poids de 2.1 kg avec un zoom 24-85 mm, n’est pas sans importance.

L’appareil peut être tenu confortablement aussi bien horizontalement que verticalement, et cela grâce à l’adoption traditionnelle dans les appareils professionnels de deux déclencheurs, dont l’un est situé tout en bas à droite de l’appareil.

Le déclencheur vertical à gauche, en position verticale… à droite! Il se trouve naturellement sous l’index droit en position verticale.

À l’arrière, l’écran TFT de 130’000 pixels reste lisible en extérieur, même s’il n’est pas aussi lumineux en plein soleil que la nouvelle génération des SQ.

En effet, en mode prise de vue, l’écran arrière d’un Reflex n’affiche pas ce que vous visez.

Ici, comme dans tous les reflex je le rappelle, pas de compromis: toute la lumière est envoyée au viseur pendant la visée, via le miroir habituel.

On regrette simplement le fait de ne pouvoir viser bras en l’air au-dessus d’une foule en voyant ce que l’on fait. C’est qu’avec le numérique, on prend des habitudes inimaginables il y a seulement quelques années!

Par contre, le D1X profite de son écran arrière en particulier pour gérer les menus bien plus simplement que ne le permettait le D1 (tout court), et bien entendu, pour visualiser les images une fois dans la boîte.

Signalons encore à propos de cet écran qu’il est protégé par un cache translucide que l’on peut facilement retirer (et se perdre) si le besoin s’en fait sentir, mais qu’on peut très bien laisser sur l’appareil à demeure, puisqu’il ne gêne pas trop la lisibilité de l’affichage. De plus, il n’est pas sensible aux traces de graisse (eh oui, ma peau est grasse, mais la vôtre aussi, je vous rassure) que laisse le nez qui se colle par défaut sur cet afficheur si l’on vise avec l’oeil droit, cela contrairement à la vitre de l’écran lui-même qui devient très vite assez sale. Et puis, ce cache évite les rayes, toujours un peu tristes sur ces petits bijoux.

Toujours au niveau de cet affichage, le Nikon D1X est doté de deux écrans LCD

  • le premier au-dessus de l’appareil, dédié aux réglages photographiques (choix programme, de prise de vue, divers décalages, vitesse et diaphragme, état de la charge de la batterie, type d’autofocus, nombre de photos restantes, modede flash)Les infos de l’écran LCD sur le haut de l’appareil.
  • le deuxième sous l’écran TFT, plus étroit et plus allongé, dédié aux fonctions personnalisées, au réglage de la balance des blancs et à celui de la sensibilité du “film” l’écran arrière, et ses commandes cachées par un volet à gauche, déprotégé à droite.
  • L’oculaire de ce viseur est doté, bien entendu, d’un réglage de dioptrie allant de -3 à +1. Il peut être bouché à l’aide d’un levier pour éviter la lumière parasite lors d’une prise sur trépied.
Il couvre 96% de l’image réelle, ce qui n’est pas un must absolu si l’on compare à ce que savent faire les appareils argentiques, mais n’est pas trop mal par rapport à ce qui se fait en numérique. Néanmoins, il faut savoir qu’on risque de cadrer trop large, ce qui représente un gaspillage de résolution un peu regrettable. Il est à souhaiter qu’on nous offre rapidement des viseurs 100% sur les numériques, puisqu’il n’a y plus de risque de rognage en impression ou lors des tirages.

Notez que contrairement à certains appareils moins chers, le D1X n’est pas capable d’afficher une grille “électroniquement”, grille pourtant bien pratique lorsqu’on fait de la photo d’architecture.. Il faut passer par l’achat d’une plage de visée spéciale mais heureusement disponible, c’est déjà ça.

Nous trouvons encore, à l’arrière de l’appareil, un sélecteur en croix permettant de naviguer dans les menus et dans les photos enregistrées lorsqu’on les visualise.

Prise de vue: une ergonomie faite de logique

Allez, nous sommes en face d’un appareil reflex pro, donc nous avons dans les mains un tout ce qui a fait ses preuves depuis des années sur un boîtier argentique.

Nous retrouvons:

  • le bouton “mode” qui, associé à une molette, permet de choisir parmi les désormais traditionnels programmes (P-tout auto, A-priorité au diaphragme, S-priorité à la vitesse et M-manuel)
  • le bouton de correction d’exposition forcée (de -5 à +5IL par incrément de 1/3 de IL)
  • tombant sous le pouce, on dispose du classique bouton de mémorisation del’exposition, et d’un bouton pour activer la mise au point automatique (exactement semblable à l’appui à mi-course sur le déclencheur).tout à gauche de l’appareil, nous trouvons dans une couronne divisée en trois partie.
  • le réglage du bracketing (prise de deux ou trois vues avec modification de l’exposition par pas de 1/3, de 1/2 ou de 1IL)
  • la sensibilité du “film”, réglable de 125 à 800 ISO par pas de 1/3, 1/2 ou 1IL selon un choix dans les réglages personnalisés, avec en plus la possibilité de booster cette sensibilité à 1600 et 3200 ISO, nous en reparlerons plus bas
  • les différents modes flash
  • synchronisation sur le premier rideau,
  • anti yeux rouges (inutile puisque le flash n’est pas intégré et que personnellement, je n’ai jamais vu un oeil rouge sur une de mes photos prises avec le D1X
  • anti yeux rouges avec syncro lente
  • synchro sur le deuxième rideau

Sous la couronne, on touche le sélecteur de mode, qu’il faut préalablement déverrouiller en appuyant un petit bouton sur l’avant de ladite couronne. Ces modes sont:

  • S: mode d’entraînement photo par photo)
  • C: mode continu (rafale), buffer de 9 images sans mise à jour de la barrette mémoire de l’appareil, 21 après (19 en mode Raw)) o Retardateur: de 2 à 20 secondes$
  • Play: visualisation des photos
  • PC: pour la connexion avec un ordinateur

Sur l’arrière de cette couronne, on aura accès à la touche d’effacement des images et à la gestion du moniteur TFT.

Sur le dessus de l’appareil, à droite du viseur, nous trouvons le sélecteur de modes de mesure de la lumière:

  • le mode de mesure matricielle 3D, qui a fait ses preuves chez Nikon depuis des années, mais qui ne peut être utilisé qu’avec des objectifs de type G ou D (tous les derniers objectifs de la marque depuis dix ans)
  • le mode de mesure pondérée centrale qui donne la prédominance aux 8 mm du centre de l’image, tout en tenant compte de ce qui se passe autour
  • le mode spot se base uniquement sur les 4mm au centre de l’image. À utiliser par exemple dans des cas de lumière extrêmes.
  • Sur l’avant de l’appareil, on trouve à gauche le sélecteur de mode de mise au point:
  • mode continu (l’appareil suit le sujet)
  • ponctuel (mise au point sur une des zones de l’autofocus)
  • manuel (mise au point manuelle) À noter que la retouche dans les deux autres modes n’est possible qu’avec les objectifs de type SWM (équivalent à l’USM chez Canon). Et l’on trouve à droite le testeur de profondeur de champ, si utile et malheureusement souvent inconnu du photographe de base.
  • Partie digitale: des menus bien ordonnésJe me souviens de la surprise que j’ai eue lorsque j’ai eu dans les mains le D1 de base, au niveau de sa gestion des menus.
  • On était au niveau véritablement basique extrême, pour ne pas dire niveau zéro.
  • Là, le D1X est à la hauteur et reprend toutes les réglages personnalisés dans quatre menus principaux: Visualisation, Set Up, Prise de vue, CST (Custom Settings Menu, dédié justement aux 32 fonctions qu’il fallait mémoriser avec le D1 de base).
  • Ouf, c’est vraiment plus ergonomique. Et c’est tant mieux parce que tout est configurable, jusqu’à l’extrême, que ce soit au niveau
  • du traitement électronique de l’image à la prise de vue (contraste, piqué) du nombre d’images par seconde, du sens du bracketing,
  • de la gestion du diaphragme pendant une changement de focale via le zoom, de la balance des blancs très sophistiquée: modes Auto, tungstène, ombragé, flash, lumière du jour, nuageux, tous avec un réglage fin disponible pour s’adapter aux différentes températures d’éclairage à l’intérieur d’un type, ainsi que bien entendu, un mode “blanc mesuré”
  • type de montée de sensibilité (voir plus haut) et j’en passe), en mode visualisation, par exemple au niveau de l’affichage de l’histogramme et des données sur chaque photo. Bref tout y est, et en français si désiré dans le texte.La navigation dans ces menus s’effectue via le sélecteur en croix, dans les quatre directions de base (gauche pour sortir d’un réglage, haut bas pour se déplacer entre les menus ou entre leurs commandes, et droit pour valider un réglage), ce qui, comme vous le voyez, est relativement simple.

Il faut préalablement avoir appuyé sur le bouton Menu, protégé par un volet métallique ingénieux.

Mode Play complet mais perfectible…

Nous en sommes à cet écran TFT, venons-en rapidement à la visibilité des photos. On peut tout voir au niveau technique, repérer les hautes et les basses lumières avec ou sans histogramme, visualiser ses images sous forme de vignettes (4 ou 9 images sur un écran).

Mais quel dommage de n’avoir qu’un seul mode d’agrandissement de l’image, que je trouve personnellement insuffisant pour être absolument certain de sa netteté! Là, des appareils de bas de gamme font mieux.

Et puis, le système de gestion de ces images est assez abscons. Il faut appuyer sur la touche Function, située sous l’afficheur ACL arrière, derrière un volet métallique, pour atteindre cet agrandissement. Vous avez laissé deux mois votre appareil dans son sac et vous devez replonger dans le manuel pour vous rappeler de ce fonctionnement.

En pratique, l’autofocus:

Le Nikon D1X, comme nous l’avons vu, tient parfaitement bien dans les mains, de par sa taille, et son poids respectable évitera les bougers intempestifs propres aux compacts trop légers.

La mise en route prend moins d’une demi-seconde (qu’on est loin des compacts!)et le déclenchement est digne d’un reflex argentique haut de gamme, avec une latence infinitésimale (0.058 secondes, qui doivent rendre “marteau” les possesseurs de certains compacts qui prennent une photo 2 secondes après le déclenchement).

Cette mise au point peut s’effectuer

  • en mode Continu et en ce cas, l’appareil est tout à fait capable, pour autant qu’on ait activé ce que Nikon appelle l’autofocus “dynamique” de suivre un sujet rapide, pour autant que l’utilisateur soit à même de viser correctement, ce qui, avec les longues focales, n’est pas toujours évident
  • en mode Ponctuel (on met au point sur un sujet statique) de deux manières: il est possible de demander à l’appareil de trouver tout seul la zone de mise au point sur le sujet le plus proche (toujours l’autofocus dynamique), de choisir nous-même (à l’aide du sélecteur en croix) la zone de mise au point désirée. Même si l’autofocus dynamique est excellent dans ces choix, je préfère personnellement travailler en mode ponctuel (mise au point au centre puis décalage du sujet par mes soins), qui gagne encore certainement quelques millièmes de seconde et qui fait TOUJOURS ce que vous voulez. Quel bonheur de toute manière de se retrouver avec un autofocus efficace, qui ne se trompe pratiquement jamais, et ce, et c’est important, même en basse lumière, sans l’aide de l’illuminateur du flash externe. Allez, je vous le conseille: ne touchez pas un appareil de cette catégorie (Nikon D1H, DX, Canon EOS 1 D), vous auriez l’impression en retouchant un appareil de milieu de gamme de tomber sur une éponge. Calcul de la lumière Ce n’est pas un Nikon et sa mesure matricielle 3D qui va me surprendre en mal, et le Nikon D1X ne faillit pas à la règle. Son capteur de 1005 pixels (une matrice de 67 segments verticaux sur 15 horizontaux) fait merveille, et je dois l’avouer (c’est sans doute une des nombreuses différences de l’amateur avec le pro), j’utilise extrêmement rarement l’exposition “pondérée centrale” ou “spot”, tellement ce mode de mesure matricielle travaille bien.

Contre-jour difficile, la matrice fait son travail

Rappelons que la bonne gestion des lumières est encore plus importante en numérique, puisque les capteurs sont bien moins tolérants qu’un film négatif, ou même qu’un film dia, pourtant déjà plus sensible. Les hautes lumières sont très vite cramées, et si l’appareil ne fait pas un bon travail à l’origine, on ne pourra rien en sortir, même à partir d’un fichier Raw en 12 bits.

Et très franchement, il est difficile de prendre le D1X en défaut.

En prise de vue au flash néanmoins, comme je l’explique plus bas, j’ai toujours l’impression que l’image est par contre un poil sous-exposée. Rien de grave puisque cela se corrige sans problème.

Notez encore que le Nikon travaille avec deux espaces de couleurs: sRGB et AdobeRGB

Tailles des images

Le Nikon D1 X est doté d’un capteur de grande taille, 23.7 x 15.6 mm équivalent à peu près à un négatif APS. Les pixels, au nombre de 5.4 millions, se trouvent être fort à l’aise puisqu’ils ont de la place (pensez aux pauvres pixels des appareils 5MP qui tiennent sur des capteurs 1/1.8 pouces!).

Or, on le sait, plus les capteurs peuvent être gros, moins le bruit dans l’image est présent. Les tailles d’images suivantes sont disponibles:

3008 X 1960 pixels et 2000 X 1312 pixels qui correspondent à peu près à un rapport 1.5, comme le 24/36, ce qui nous donne des photos dans des formats plus habituels que les traditionnels 4/3 des compacts ou de certains appareils haut de gamme numériques (Olympus E-20 par exemple). Personnellement, j’en suis enchanté, n’ayant jamais pu m’habituer à ces photos un peu carrées.

Ces deux tailles sont disponibles en Tiff-Lab (8 bits, 11.2Mb/5.0Mb par photo, format propre à Nikon) et Tiff-RVB (8 bits, 16.9Mb/7.5Mb par photo), JPEG Fine (compression 4X, 2.8Mb/1.3 Mb), Normal (compression 8X, 1.4Mb / 640Kb par photo) et Basic (compression 16X 720/320Kb par photo) (compression par 4, 8 et 16 respectivement).

Les données Raw brut de capteur ne sont disponibles qu’en 3008 X 1960 et 4016 x2616 avec NX2  et donnent des images 12 bits de 7.6Mb. (40Mb en TIFF) Notez que vous aurez besoin de Nikon Capture pour les retravailler, ou de Photoshop avec un plugin dédié, mais non fourni. Pour ma part je travaille avec Nikon NX2 une pure merveille et Shoot toujours en TIFF!

TIFF, oui il est préférable de prendre ses photos en mode Raw ou Tiff, mais bien évidemment, les cartes ont tendance à se vider plus vite, et les disques à se remplir à la même vitesse. Le mode Raw compressé permet de gagner 50% de place sans perte de qualité.

Le Jpeg Fine est un bon compromis, en n’oubliant pas cependant que ce format est recompressé et perd à chaque fois de sa qualité lorsqu’il est travaillé dans un éditeur d’images.

Si l’on veut conserver absolument toutes les informations de son original, un passage en Tiff est quasiment obligatoire.

Notez que par vu la taille du capteur, le facteur de grossissement des objectifs est de 1.5.

Un 24-85 devient ainsi un 36-130, difficile d’avoir un vrai grand-angle dans ces conditions. Nikon a créé un zoom fait tout exprès pour pallier ce problème (AF-S Zoom-Nikkor DX 12- 24mm f/4G IF-ED ), mais il est très cher.

Par contre, posséder un téléobjectif puissant ne pose plus de problème: un  80-200 ouvert à 2.8 devient un 120-300 pour le même prix. Et bonjour les photos de scène, voire les photos sportives!

J’ai fait plus de 35’000 mille photos depuis janvier 2003, que je n’ai bien entendu pas toutes gardées. C’est qu’on ne fait plus très attention en numérique, et je ne sais pas si c’est un bien. N’empêche! La douceur des couleurs, l’absence de bruit dans les basses sensibilités et jusqu’à 400 ISO est impressionnante.

Ce Nikon D1X est cher, certes, mais alors quelle qualité il nous donne. Franchement, à chaque fois, je suis émerveillé.

Seule ma paresse légendaire me fait parfois pencher pour un petit compact toujours dans la poche… oui oui, une GoPro Hero 3+ et ou un iPhone 5s 🙂

Mais j’espère toujours ne pas tomber sur “LA” photo de ma vie, alors que je n’ai pas le D1x autour du coup… 😦

Associé à un SB 80DX, comme je l’ai écrit, le Nikon D1X pour le moins ne crame pas les visages. Il reste très doux, grâce au système TTL avec dosage automatique Flash/ambiance par multi-capteurs 3D (ça sonne bien je trouve).

Flash indirect, c’est exactement ça en réalité…

Le SB 80DX (optionnel, bien sûr) est livré avec un diffuseur efficace, et permet, dans les situations difficiles de très basses lumières, d’illuminer le sujet afin d’aider le boîtier à mettre au point quand il n’y arrive plus tout seul. C’est bien entendu très efficace dans la plupart des situations.

Le D1X est capable de synchroniser au 500e de seconde (j’ai même lu que Chasseur d’Images était monté au millième sans problème), ce qui constitue un rêve au niveau des appareils argentiques. En fait, comme l’explique Chasseur d’Images, le capteur assure lui-même son obturation électronique, l’obturateur mécanique jouant le rôle de “bouchon” entre les vues. Cela explique aussi le pourquoi de l’extraordinaire puissance de  cette obturation (de 30 secondes au 16 millième de seconde, avec possibilité bien entendu de pose bulb).

Comme il se doit, la disponibilité du flash est rappelée dans le viseur, comme nous l’avons vu fort complet.

Malheureusement, le système Flash sans fil total offert par le D2H n’est pas disponible sur ce D1X, même via le tout nouveau SB-800. Il faudra toujours passer par l’adaptateur SU-4 qui rendra service mais n’assure pas, comme le fait le nouveau système, la sécurisation des éclairs (en d’autres termes, vous risquez de faire partir un flash qui n’est pas le vôtre!)

Autonomie: peut mieux faire, et moins cher!

Au niveau des cartes, aucun problème puisque ce D1X fonctionne à base de cartes CompactFlash. Je travaille personnellement avec un MicroDrive de max 2Gb qui ne m’a jamais posé de problème, et se trouve être aussi véloce qu’une carte San Disk Ultra de 2Gb que je prends avec moi “Au cas où”.

Ce qui est un peu plus délicat, c’est l’autonomie électrique de l’appareil. Oh, les progrès sont certains par rapport au D1 de base, qui tenait à peine 150 photos, avec les mêmes accumulateurs. Ici, le D1X monte à 250 à 300 photos (rappelons qu’il n’a pas de flash interne à alimenter). C’est limite avec un accumulateur de ce prix.

EN-4, la batterie chère et moyennement performante…

Le pire, c’est que le chargeur, je le rappelle optionnel (quand j’écris optionnel, je veux dire par là qu’il n’est pas livré avec l’appareil, voir intro de cet article, mais tout à fait nécessaire) ne permet pas d’alimenter le reflex lorsqu’on fait par exemple un transfert sur l’ordinateur, ou lorsqu’on travaille en studio.

Il faudra faire l’acquisition d’une alimentation supplémentaire. Non franchement, là, je trouve qu’il y a u peu d’abus. (en 2001)

Bref, si l’on veut partir en reportage un peu tranquille, il faudra faire l’acquisition de deux accus, voire trois si l’on veut remplir le MicroDrive. Je signale que ce n’est pas ce petit disque qui est responsable de la décharge relativement rapide de l’appareil. Mes essais avec la carte 256 Mb donnant le même résultat.

Il est aussi possible de partir avec son chargeur (peu pratique au demeurant, puisqu’il faut sortir l’accu et le brancher à un câble) mais il faudra pouvoir patienter les 90 minutes que demande une recharge.

À noter que tous les 20 chargements, Nikon recommande un reconditionnement de votre accumulateur qui peut prendre plus de 5 heures. Enfin, il semblerait que ces accumulateurs vieillissent relativement mal, comme c’est le cas trop souvent sur bien des appareils, pas forcément photographiques.

Le transfert vers l’ordinateur en deux manières:

  • soit vous sortez la carte et vous l’insérez dans un lecteur FireWire ou un adaptateur PCMCIA pour les portables
  • soit vous utilisez une connexion FireWire (câble à acheter à part) rapide et efficace. En ce cas, sachez que le Nikon ne monte pas sur le bureau. Vous transférerez les images via le logiciel Transfert d’images (qui reconnaît le D1X sans aucun problème) ou NX2, ou encore NikonView (offert, incroyable mais vrai!). Les deux techniques de transfert sont aussi rapides et fonctionnent sans le moindre problème. Personnellement, je préfère insérer la carte dans mon portable: j’ai le disque sur le bureau et je fais mes transferts de manière, me semble-t-il, un peu plus souple.Notez que vous pouvez prendre des photos via l’ordinateur à l’aide du logiciel NikonCapture (qu’il vous faudra acheter) si l’appareil est relié par FireWire à votre machine.

En conclusion:

Voilà, je vous ai fait faire le tour du Nikon D1x. Je tiens à dire que cet appareil est une vraie merveille. Certains estiment que ce boîtier date un peu face aux nouveaux appareils de Nikon ou même Canon. Il semble en tout cas qu’après le D2x, j’espère tester bientôt le D4 ou un 800E…

Aujourd’hui je suis heureux, mon D1x est enfin réparé suite au lâcher prise malheureuse dans mon salon… mais ça c’est une autre histoire! 🙂

De 2002 en Pdf, le Catalogue D1x

Bien à vous

Yves

Child of Vision / Viêt Nam 2013

Un collègue connu lors de mon apprentissage en photographie 1985-1989 est rentré du Viêt Nam dernièrement. Aujourd’hui grands amis nous partageons beaucoup de Photographies!

Avec grands plaisirs, voici un Diaporama avec quelques photos… 6000 photographies seraient bien trop! En voici donc 180! J’ai appelé ce Diaporama “Child of Vision”…

…Merci Patrick d’avoir bien voulu nous faire partager tes images… le spectacle est grandiose et les portraits sont justes magnifiques!

Pour les historiens vietnamiens, le Viêt Nam fut fondé en 2877 av. J.-C. dans leur capitale de l’époque qui se situait à l’emplacement de l’actuelle Canton (en Chine). L’histoire du pays, dont les origines sont semi-légendaires, se confond en grande partie avec celle du peuple Viêt (ou Kinh) qui, de son berceau primitif du Văn Lang, aurait ensuite essaimé vers le delta du fleuve rouge. Les Viêt ne prennent que très progressivement possession de l’espace géographique qui est aujourd’hui celui du Viêt Nam. En 258 av. J.-C., le Van Lang est intégré au royaume élargi d’Âu Lạc, qui passe à son tour sous la coupe de l’Empire de Chine. En 221 av. J.-C., un général chinois, Zhao Tuo se proclame roi d’un nouvel État indépendant, le Nam Viêt (comprenant des territoires du Sud de la Chine et du Nord de l’actuel Viêt Nam), qui existe jusqu’en 111 av. J.-C., date à laquelle il est reconquis par la Chine.

Doop…Doop 5 heures du mat…

Doop Doop était un groupe de dance originaire des Pays-Bas qui a réalisé un hit international en 1994 avec le titre Doop, n°1 en Angleterre et n°2 du Billboard Dance/Club hit, et n°13 en France. Le groupe est constitué des producteurs Ferry Ridderhof et Peter Garnefski. Leur musique techno/house a été influencée par une danse des années 1920, le Charleston.

Ma fille prend ses envols… 🙂

(Lancer le diapo puis visionner en plein écran flèche en bas à droite du cadre)

Graham Greene – A l’ombre de la Suisse

À mon ami Pierre Smolik

Pierre est juriste et spécialiste des médias à l’Office fédéral de la communication à Bienne en Suisse. Cinéaste, il réalise quelques documentaires sur des artistes peintres (Guy Baer, Steven-Paul Robert), ainsi que sur le poète Gustave Roud (Port-des-Prés). Il est l’auteur de plusieurs essais relatifs à des écrivains romands ou des personnalités ayant tissé des liens forts avec le canton de Vaud (Charlie Chaplin, Graham Greene). En 2008, il publie aux éditions de L’Aire un premier roman Le Bar à parfums et, en 2012, aux éditions de l’Age d’Homme Georges Haldas, l’Invisible au quotidien, dans la collection “Les dossiers H”.

 

Graham Greene – A l’ombre de la Suisse

Parmi les personnalités étrangères qui ont choisi, même temporairement, la Riviera vaudoise comme port d’attache, l’une nous frappe singulièrement : l’écrivain anglais Graham Greene (2 octobre 1904 Berkhamsted – 3 avril 1991 Vevey). Comment cet auteur cosmopolite, aventurier en diable, journaliste reporter témoin des grands conflits mondiaux de son époque, a-t-il pu s’échouer sur les douces rives du Léman ?
En effet, notre pays ne fut guère l’objet de ses préoccupations. A notre connaissance, d’ailleurs, Greene n’a jamais écrit spécifiquement sur la Suisse. « Un peuple heureux n’a pas d’histoire », affirme le dicton. Comment le romancier lui aurait-il consacré des lignes particulières, lui qui avait avoué : « Tout ce qui bouge m’intéresse. C’est valable pour les individus comme pour les pays. […] J’aime à me trouver là où il est possible qu’un vrai changement se produise, un bouleversement fondamental comme à Cuba ou au Chili avant la chute d’Allende » ? Et, dans le même sens : « La Suisse n’est supportable que sous la neige, […], tout comme certaines gens ne le sont qu’entre les draps. » Il en appréciait cependant le régime démocratique, qui ne pouvait que peu l’interpeller mais il en aurait peut-être été différemment avec, notamment, l’affaire occasionnée par les fonds juifs en déshérence dans les banques helvétiques, puisqu’elle toucha un thème cher à l’écrivain, la justice sociale : « Se battre contre l’injustice demeure pour moi le seul précepte inamovible… » C’est même à tort que d’aucuns lui attribuent la fameuse phrase prononcée par le personnage de Harry Lime dans le film Le Troisième Homme de Carol Reed et dont Greene avait écrit le scénario : « En Italie, durant trente ans, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. On vous tuait pour un rien, mais ils ont produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance… Tandis qu’en Suisse, ils ont pratiqué la fraternité : ils ont connu durant 500 ans la démocratie et la paix, et ils ont produit une pendulette qui fait coucou ! » Cette affirmation hardie est due en réalité à celui qui la prononça à l’écran, un certain Orson Welles. Ignorait-il que la pendule à coucou n’est en fait pas une invention suisse puisqu’elle tire son origine allemande de la Forêt Noire ?

 

 
Peter is a lawyer and media specialist at the Federal Office of Communications in Bienne, Switzerland. As a film-maker he directed documentaries on painters (Guy Baer, Steven-Paul Robert), as well as one on the poet Gustave Roud (Port-des-Prés). He is the author of several essays relating to authors from the French-speaking part of Switzerland or well-known figures who have formed strong links with the canton of Vaud (Charlie Chaplin, Graham Greene). In 2008, his first novel, Le Bar à parfums was published by éditions de L’Aire, and in 2012, in the collection of “Les dossiers H” by éditions de l’Age d’Homme Georges Haldas, l’Invisible au quotidien appeared.

 

Graham Greene – The Swiss Chapter
Amongst the foreign celebrities who chose the Swiss Riviera as home base, even if it was just temporarily, the English author Graham Greene (2nd October 1904, Berkhamsted – 3rd April 1991, Vevey) strikes us as the most remarkable. How did this cosmopolitan author, roguish adventurer, journalist and witness to the great world conflicts of his time, wind up on the gentle shores of Lake Geneva?
Our country was hardly the object of his preoccupations. Besides, as far as we know, Greene never wrote specifically about Switzerland. « A contented people has no history » as the saying goes. How then could he devote his time to writing about it, he who admitted: « Everything that moves interests me – whether it’s an individual or a nation […] I like to be where a genuine change may take place, a fundamental upheaval, as in Cuba or in Chile before the fall of Allende»? And on the same note: « Switzerland is only bearable covered with snow […] like some people are only bearable under a sheet.»
He would have however appreciated democracy, which only interested him slightly but he might well have thought differently about it had he heard of the affair of the unclaimed Jewish assets by Swiss banks because it touched on a theme that was close the author’s heart, social justice:
« Fighting against injustice remains for me the sole permanent precept… ». It is incorrect that some people attribute the famous phrase spoken by the character of Harry Lime for which Greene wrote the scene in the film, The Third Man by Carol Reed, to him:
« In Italy, for 30 years, under the Borgias, they had warfare, terror, murder and bloodshed, but they produced Michelangelo, Leonardo da Vinci and the Renaissance… In Switzerland they had brotherly love, they had 500 years of democracy and peace… And what did that produce ? The cuckoo clock! » This rash declaration stems, in reality, from the person who delivered it on screen, a certain Orson Welles. Was he unaware that the cuckoo clock was in actual fact not a Swiss invention, originating from the Black Forest?