Salon international de l’automobile 2014

salon-auto-2014-affiche-frLe Salon international de l’automobile 2014 se tiendra du  6 au 16 mars prochain.

84e Salon international de l’automobile de Genève: Une affiche qui souligne mouvement et dynamisme

Une fois n’est pas coutume ! L’affiche du 84e Salon international de l’automobile (6 au 16 mars 2014 à Palexpo, Genève) n’a pas été réalisée par une agence de communication comme ce fut le cas ces dernières années, mais par la Haute école d’art et de design – Genève. Les organisateurs ont souhaité donner la parole aux « designers » du futur. Le concours a été gagné par Fermin Guerrero, étudiant en 3e année de la filière communication visuelle. Sa réalisation souligne le mouvement et le dynamisme, valeurs clés du secteur de l’automobile.

 

 

Retour sur 2012

 

 

Lignières Historique – Du 5 au 7 juillet 2013

Vue du circuit de Lignières
Vue du circuit de Lignières@NIKON F4s

La nostalgie et les odeurs d’huile de ricin seront au rendez-vous sur l’unique circuit suisse!

Avis pour les amateurs de belles voitures et de Photographies…à ne pas manquer!

Sur le légendaire circuit de compétition situé entre Bienne et Neuchâtel, ils seront à nouveau plus de 70 voitures de sport et de course historiques, motos de compétition et side-cars à se présenter au départ.

Lignières Historique

F2, F3, Formule 3000, prototypes de sport, véhicules de compétition et de sport exclusifs des années 1928 à 1990.

Il n’existe probablement aucun pilote de compétition suisse qui, durant la période 1961 à 1998, n’ait effectué des entraînements, voire des courses à Lignières. «Lignières Historique» veut faire revivre ces glorieux évènements qui ont marqué le sport automobile helvétique avec, entre autres: Hansmarkus Huber qui, en 1961, avait accompli un des premiers tours sur ce circuit ou encore Nico Müller, la nouvelle étoile montante du sport motorisé suisse. Dimanche, le spécialiste des courses de voitures de tourisme Fredy Barth et la légende vivante des rallyes, Philippe Camandona, animeront les épreuves.

Rolf Biland et Kurt Waltisberg à nouveau au départ

Pour assurer le spectacle historique, on fera confiance – entre autres – à Urs Manz et Bruno Löpfe, les champions suisses en side-car de 1980. Ce même dimanche, ils se mesureront aux septuples Champions du Monde side-car Rolf Biland et Kurt Waltisper.

Vendredi 5 juillet 2013

10 h à 16 h Présentations des véhicules

  • Sur la Place Centrale à Bienne
  • Sur la Place du Port à Neuchâtel

Dès 14 h Mise en place du Paddock à Lignières (entrée gratuite)

Samedi 6 juillet & dimanche 7 juillet 2013

9 h – 17 h au Circuit de Lignières

  • 10 plateaux de véhicules regroupant les véhicules de course et les voitures de sport, des motos de compétition et les side-cars
Vols en hélicoptère et Expo: Renault F1 – Honda Moto – Michelin

Source TCS

Graham Greene – A l’ombre de la Suisse

À mon ami Pierre Smolik

Pierre est juriste et spécialiste des médias à l’Office fédéral de la communication à Bienne en Suisse. Cinéaste, il réalise quelques documentaires sur des artistes peintres (Guy Baer, Steven-Paul Robert), ainsi que sur le poète Gustave Roud (Port-des-Prés). Il est l’auteur de plusieurs essais relatifs à des écrivains romands ou des personnalités ayant tissé des liens forts avec le canton de Vaud (Charlie Chaplin, Graham Greene). En 2008, il publie aux éditions de L’Aire un premier roman Le Bar à parfums et, en 2012, aux éditions de l’Age d’Homme Georges Haldas, l’Invisible au quotidien, dans la collection « Les dossiers H ».

 

Graham Greene – A l’ombre de la Suisse

Parmi les personnalités étrangères qui ont choisi, même temporairement, la Riviera vaudoise comme port d’attache, l’une nous frappe singulièrement : l’écrivain anglais Graham Greene (2 octobre 1904 Berkhamsted – 3 avril 1991 Vevey). Comment cet auteur cosmopolite, aventurier en diable, journaliste reporter témoin des grands conflits mondiaux de son époque, a-t-il pu s’échouer sur les douces rives du Léman ?
En effet, notre pays ne fut guère l’objet de ses préoccupations. A notre connaissance, d’ailleurs, Greene n’a jamais écrit spécifiquement sur la Suisse. « Un peuple heureux n’a pas d’histoire », affirme le dicton. Comment le romancier lui aurait-il consacré des lignes particulières, lui qui avait avoué : « Tout ce qui bouge m’intéresse. C’est valable pour les individus comme pour les pays. […] J’aime à me trouver là où il est possible qu’un vrai changement se produise, un bouleversement fondamental comme à Cuba ou au Chili avant la chute d’Allende » ? Et, dans le même sens : « La Suisse n’est supportable que sous la neige, […], tout comme certaines gens ne le sont qu’entre les draps. » Il en appréciait cependant le régime démocratique, qui ne pouvait que peu l’interpeller mais il en aurait peut-être été différemment avec, notamment, l’affaire occasionnée par les fonds juifs en déshérence dans les banques helvétiques, puisqu’elle toucha un thème cher à l’écrivain, la justice sociale : « Se battre contre l’injustice demeure pour moi le seul précepte inamovible… » C’est même à tort que d’aucuns lui attribuent la fameuse phrase prononcée par le personnage de Harry Lime dans le film Le Troisième Homme de Carol Reed et dont Greene avait écrit le scénario : « En Italie, durant trente ans, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. On vous tuait pour un rien, mais ils ont produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance… Tandis qu’en Suisse, ils ont pratiqué la fraternité : ils ont connu durant 500 ans la démocratie et la paix, et ils ont produit une pendulette qui fait coucou ! » Cette affirmation hardie est due en réalité à celui qui la prononça à l’écran, un certain Orson Welles. Ignorait-il que la pendule à coucou n’est en fait pas une invention suisse puisqu’elle tire son origine allemande de la Forêt Noire ?

 

 
Peter is a lawyer and media specialist at the Federal Office of Communications in Bienne, Switzerland. As a film-maker he directed documentaries on painters (Guy Baer, Steven-Paul Robert), as well as one on the poet Gustave Roud (Port-des-Prés). He is the author of several essays relating to authors from the French-speaking part of Switzerland or well-known figures who have formed strong links with the canton of Vaud (Charlie Chaplin, Graham Greene). In 2008, his first novel, Le Bar à parfums was published by éditions de L’Aire, and in 2012, in the collection of « Les dossiers H » by éditions de l’Age d’Homme Georges Haldas, l’Invisible au quotidien appeared.

 

Graham Greene – The Swiss Chapter
Amongst the foreign celebrities who chose the Swiss Riviera as home base, even if it was just temporarily, the English author Graham Greene (2nd October 1904, Berkhamsted – 3rd April 1991, Vevey) strikes us as the most remarkable. How did this cosmopolitan author, roguish adventurer, journalist and witness to the great world conflicts of his time, wind up on the gentle shores of Lake Geneva?
Our country was hardly the object of his preoccupations. Besides, as far as we know, Greene never wrote specifically about Switzerland. « A contented people has no history » as the saying goes. How then could he devote his time to writing about it, he who admitted: « Everything that moves interests me – whether it’s an individual or a nation […] I like to be where a genuine change may take place, a fundamental upheaval, as in Cuba or in Chile before the fall of Allende»? And on the same note: « Switzerland is only bearable covered with snow […] like some people are only bearable under a sheet.»
He would have however appreciated democracy, which only interested him slightly but he might well have thought differently about it had he heard of the affair of the unclaimed Jewish assets by Swiss banks because it touched on a theme that was close the author’s heart, social justice:
« Fighting against injustice remains for me the sole permanent precept… ». It is incorrect that some people attribute the famous phrase spoken by the character of Harry Lime for which Greene wrote the scene in the film, The Third Man by Carol Reed, to him:
« In Italy, for 30 years, under the Borgias, they had warfare, terror, murder and bloodshed, but they produced Michelangelo, Leonardo da Vinci and the Renaissance… In Switzerland they had brotherly love, they had 500 years of democracy and peace… And what did that produce ? The cuckoo clock! » This rash declaration stems, in reality, from the person who delivered it on screen, a certain Orson Welles. Was he unaware that the cuckoo clock was in actual fact not a Swiss invention, originating from the Black Forest?